Un enfant issu d’une famille divisée devient dans la plupart des cas, un enfant particulièrement perturbé. Lorsque les parents décident de se quitter, et de partir chacun de leur côté, les enfants se retrouvent confus au milieu de cette situation de conflit. Le divorce est source de stress et de nouvelle transition pour le foyer : si les parents le vivent mal, les enfants sont désignés victimes dans cette affaire affligeante

Les troubles liés à la détresse

Les enfants dont les parents sont séparés présentent bien souvent des troubles de comportement. Dans la société, on les remarque souvent par leur attitude. Généralement, ils ont du mal à s’intégrer dans leur nouveau milieu. Les signes apparaissent dès la première année de divorce. L’enfant a tendance à se révolter, et est enclin à la turbulence. La rébellion est l’option la plus accessible s’offrant à l’enfant désemparé et perdu dans ses repères.

Il est rare que les divorces se déroulent sans encombre. Dans la plupart des cas, les parents, qui pensaient être faits l’un pour l’autre et vivre ensemble jusqu’à ce que la mort les sépare se livrent dans une longue bataille juridique non seulement pour définir le montant de la pension, mais également pour gagner la garde des enfants. Face à de telles situations, les enfants deviennent des otages. Sachant que le processus de divorce s’effectue sur plusieurs mois, les enfants sont ballottés entre les parents, font face aux querelles des parents, doivent répondre aux questions de leurs amis, etc. Ce type d’atmosphère n’est pas bon pour eux. Ils sont désemparés, ont besoin de s’exprimer, mais ne savent pas toujours comment se faire entendre. Les parents de leur côté sont également submergés par le travail, les obligations sociales, leurs sentiments, etc. et n’ont pas souvent assez de temps pour s’occuper et expliquer ce qui se passe aux enfants. Pour s’en sortir, l’enfant a besoin de suivre quelques séances de thérapie chez un psychologue, où il peut ressortir toute sa rage, ses angoisses et ses blessures les plus profondes. Un expert est le seul à être en mesure d’avancer des solutions.

Les symptômes alarmants

Les enfants se fient à l’image familiale pour construire l’estime de soi. Une fois que la corde avec les parents, qui autrefois étaient la réincarnation de la vérité et de la perfection, est coupée, ils sont vite perdus, sans ancrage. Oui, après une terrible séparation, les enfants se sentent abandonnés et sans ressource. La tristesse se manifeste par la perte d’appétit, l’insomnie, l’irritabilité. Ils ne s’intéressent plus à rien, et délaissent même leurs activités habituelles. Dans certains cas, la tendance à la dépression affecte les victimes. Elle est suivie de sautes d’humeur, de grosse fatigue. Selon l’âge de l’enfant, les symptômes sont très variés. Ce qui est sûr, c’est que chez un enfant de 5 ans et de 10 ans, les conséquences ne sont pas les mêmes. Afin de suivre la santé mentale des enfants concernés par le divorce, il est important de se rapprocher d’un spécialiste en psychologie.

Quelques conseils

Les enfants dont les parents ne sont plus présents comme avant dans la maison ont réellement besoin du soutien de la famille. Un enfant ne comprend pas pourquoi il se passe telle ou telle chose. Confus dans ses émotions, il peut voir un proche ou un ami de la famille pour le consoler. Mais face à ses parents, il manifeste peut-être une grande colère. Les frères et les sœurs, les grands-parents doivent ainsi intervenir et montrer toute leur affection à un enfant qui souffre de l’absence de ses deux parents. Bref, l’aide d’un psychologue est utile, mais la présence et l’appui des autres membres de la famille (tante, grands-parents, etc.) sont également essentiels.